Choix et détails concernant mes pillards ungors
Un concept intéressant avec les hommes-bêtes de basse engeance, appelés Ungors dans la plupart des licences inspirées de Warhammer, est que dans ces univers personne ne les aime. Littéralement. Tout comme les gobelins ou esclaves skavens, ils se trouvent tout en bas de la hiérarchie de leur société. Ces mutants sont méprisés autant par leurs congénères affectés par davantage de mutations que par les représentants de factions dites “civilisées” ayant échappé à la corruption. Pas assez bestiaux pour les premiers. Trop difformes pour être civilisés pour les seconds, qui les exécutent à la naissance ou abandonnent en forêt. Pourtant, ils sont les plus nombreux représentants des hommes-bêtes, ou sabots-fourchus comme ils se nomment eux-mêmes.
En termes de jeu, les ungors devraient être les spécimens les plus représentés sur la table d’une armée d’hommes-bêtes. En pratique ce n’est pas toujours le cas, les gors (spécimens davantage mutés) leur disputant ce rôle, étant plus fiables pour un rapport qualité-prix correct.
En termes de collection… il s’avère que les hobbystes eux aussi n’aiment pas les ungors. À juste titre. Non seulement un gor est physiquement beaucoup plus intéressant à assembler et peindre, mais en plus les ungors sont souvent moches et peu variés. En particulier les modèles proposés par Games Workshop (GW). Sérieusement, qui se tournerait vers eux après avoir comparé ces deux visuels ?
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Sans forcément moi-même chercher à avoir une armée basée sur de l’ungor, que ce soit en termes de jeu ou en termes de collection (comme tout le monde, ma préférence va aux gors…), je me suis pris à apprécier en jeu sur table aligner quelques archers ungors pour aller harceler l’ennemi et “offrir des points faciles” qui détournent les unités adverses de mes unités plus importantes. Après tout, faire gaspiller deux tours de jeu (soit deux tiers de la partie) à une unité de cavalerie adverse (qui à la louche doit représenter 10-15% du prix de l’armée ennemie) pour cavaler après mes petits archers ungors (qui représentent 5% tout mouillés du prix de mon armée) j’appelle ça une bonne affaire. Et puis ça me change de mon armée de morts-vivants qui ne fuient jamais, ne sont pas mobiles et n’ont pas accès au tir. C’est un petit plaisir qui ne se refuse pas. En plus également de peindre un peu plus de couleurs que pour mon armée principale.
Il existe deux types de profils pour les ungors, archer-tirailleur ou guerrier-fantassin. Chez GW il s’agit des mêmes modèles auxquels on effectue un banal changement d’arme mais en gardant les mêmes troncs/têtes. Chez Last Sword (LS) j’ai la chance d’avoir des designs un minimum distincts. Dans un premier temps, c’est donc en toute logique vers du tirailleur archer que je me suis tourné.
Mes modèles choisis, imprimés et assemblés, voici la direction initiale que je m’étais fixée pour la peinture :
- harmonie brune-bouillasse avec mes hommes-bêtes déjà existants
- mes socles signature vert-herbe-gravier (cela va de soi)
- essayer de ne pas trop rater peaux, visages et fourrures pour une fois
- variations de cuir fatigué (jouer poussière, cuir sable, sombre ou orangé pour ne pas être trop plat), fourrure et rouille, afin de bien mettre en évidence l’aspect négligé de l’équipement
- touches de couleurs similaires à mes quelques troupes impériales
Je souhaitais en particulier développer ce dernier point. En effet, j’ai quelques troupailles impériales que j’ai volontairement peintes avec les schémas de couleurs historiques de différentes factions pour représenter des soldats issus de tous horizons, mais dont l’héraldique serait reconnaissable part lesdits schémas de couleurs. Et les designs des ungors de LS intègrent justement des fragments de tenues bouffantes de lansquenets. Que demande le peuple ?
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Sauf qu’ici, nous parlons d’ungors, pas de troupes impériales. Techniquement, ce sont des mutants qui auront dépouillé les cadavres de soldats pour s’approprier leur équipement. Pour refléter cela, deux axes : des couleurs plus poussiéreuses voire des taches de boue et des assemblages dépareillés (contrairement à mes impériaux qui eux ont des couleurs et des tissus pétants)
Quelques coups de pinceau et un peu de casse de flèches plus tard, voilà :
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Detail des schemas
Dans ces deux exemples, nous avons de gauche à droite :
- un archers aux couleurs de Carroburg et du Stirland
- un second uniquement au braies du Stirland
- un troisième aux couleurs de l’Ostermark et de Bogenhafen
- le champion uniquement aux couleurs de Bogenhafen
- l’archer suivant Ostermark et Middenheim
- le dernier uniquement en nuances de bruns.
Sans surprise, ma peau et mes visages sont catastrophiques (et mes photos comme toujours un peu floues) maiiis globalement j’en suis satisfait. Il n’y a plus qu’à voir ce qu’en penseront mes camarades de jeu sur table lorsque je leur jetterai des fléchettes, confrontés au dilemme de poursuivre loin du cœur de la bataille une unité médiocre ou l’ignorer et subir durant la partie entière.
Davantage de clichés sur ces pillards dans ma galerie à ce lien



